Un soutien républicain à la nécropole des rois de France

Se déclarer Républicain en France aujourd’hui signifie le plus souvent s’opposer aux partis extrémistes. Il fut un temps, où le terme signifiait s’opposer à l’ancien régime et ses restaurations post-révolutionnaires.

Peut-on être Républicain et vouloir préserver les symboles de l’ancien régime ? Absolument ! Aucun Français, même le plus fervent des républicains, n’oserait demander la destruction de Versailles ou du Louvre, pas plus que leur abandon …

Qu’en est-il de la nécropole des rois et de la basilique Saint-Denis ?

Ce haut lieu de l’ancien régime, dont les tombes furent profanées en juillet et octobre 1793 suite à la proposition de Bertrand Barère, fut restauré au XIX e siècle grâce au travaux d’architectes tel Eugène Viollet-le-Duc.

Aujourd’hui, la basilique souffre de graves infiltrations. Des vitraux n’ont toujours pas été réparés. La crypte des Bourbons est négligée, certains cercueils sont très dégradés. Pis encore, le projet d’inscription de la basilique – la première construite dans le style gothique – au patrimoine mondial de l’UNESCO semble bloqué, voire abandonné.

Est-ce que la République a peur des symboles de la monarchie ?

Il semblerait que oui ! Outre la négligence de la basilique, faut-il rappeler qu’une dalle du caveau des Bourbons est toujours muette ? Le corps de Charles X, inhumé à Kostanjevica en  Slovénie, n’a jamais été rapatrié malgré les demandes répétées d’historiens et d’associations monarchistes tel le Mémorial de France à Saint-Denys. Craint-on vraiment raviver la ferveur monarchique ? De fait, si rapatriement il y avait, les honneurs protocolaires réservés à un chef d’état s’imposeraient.

Un embarras pour la République ?
Ce Républicain vous dit non !

Il faut militer pour préserver la basilique Saint-Denis, pour protéger la nécropole royale et rapatrier les corps de tous nos chefs d’état, quels qu’ils soient.

En savoir plus :

2 Comments

  1. Gisants – Antoine Schneck – Le travail réalisé à la basilique cathédrale de Saint-Denis, au début de cette année, porte sur les gisants de la nécropole royale sur lesquels l’artiste pose, dans une écriture résolument moderne, un regard renouvelé, sous des angles inaccessibles aux visiteurs.

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