La droite est morte – Vive le centre et la droite de progrès !

Jacques Chirac avait construit un mur étanche entre la droite de gouvernement et l’extrême-droite française. Ce mur n’existe plus, ce n’est plus qu’un monticule de pierres : les Républicains n’ont de cesse de dériver à la droite de la droite, tout particulièrement sous la présidence de Laurent Wauquiez. Croyant pouvoir récupérer le vote frontiste, comme Sarkozy avant lui, Wauquiez aura bradé l’héritage chiraquien, pour livrer son parti, corps et âme, à ceux qui finiront par préférer l’original à la copie : Marion Maréchal Le Pen.

Que l’on ne s’y trompe pas, la petite-fille de Jean-Marie Le Pen reviendra en force dans le paysage politique français en passant par la case internationale : son intervention au Conservative Political Action Conference dans le Maryland était davantage destiné au public Français qu’aux conférenciers américains. L’extrême droite française entame déjà son OPA sur l’appareil politique des Républicains. Oui Marine n’est déjà plus, encore le sait-elle ?

Ajoutons à cela, l’ombre qui plane aujourd’hui sur toutes les formations politiques de droite en Europe : celle de Moscou. Il n’est plus rare de trouver sénateurs, députés et anciens politiques français prêts à intervenir pour relativiser et minorer les critiques à l’égard du président du Kremlin, qu’importe ce que dira Scotland Yard. Conjuguant soft power et guerre cybernétique pour influencer l’opinion et le processus électoral de pays souverains, nous entrons de plein pied dans une nouvelle guerre froide qui a pour objectif de détruire la démocratie parlementaire en occident et la tradition atlantiste de l’Europe occidentale.

 

La droite, celle de papa, est morte.

En rejetant avec force les éléments libéraux, centristes et radicaux, cette droite ultra n’a plus sa place au milieu de l’échiquier politique désormais occupée par le comité électoral du président de la République Emmanuel Macron. Or le parti présidentiel, ne servira qu’un temps, les clivages gauche / droite, libéraux  / conservateurs n’ont pas disparu, il n’y actuellement qu’éclipse momentanée.

Il existe plusieurs formations, certaines plus nouvelles que d’autres, qui tentent d’occuper l’espace entre cette droite «ultra » et le parti présidentiel. C’est le cas de l’UDI ou Union des Démocrates et Indépendants. Réunis en congrès à Paris le 17 mars dernier, le parti est désormais apaisé, uni et pacifié et souhaite s’inscrire dans un ligne ni macroniste et ni wauquieziste. L’UDI continuera de refuser une approche d’opposition systématique mais sera une force de proposition.

En dévoilant son nouveau slogan, l’UDI s’ouvre clairement à droite : la droite de progrès, c’est à dire la droite historiquement orléaniste et libérale tout en maintenant son pôle centriste et radical. L’UDI est en passe de remplacer l’espace occupé jadis par l’UDF puis une bonne partie de l’UMP.

 

Les amitiés, les alliances et les réseaux sous forte pression.

Allié historique de l’UMP, puis la version plus étroite dite « Les Républicains », nombreux sont les élus et militants de l’UDI qui tenteront de conserver réseaux et amitiés alors que les alliances ne suivront plus. En espérant un divorce à l’amiable, et qui sait, nous nous retrouverons peut-être un jour prochain ?

 

La droite est morte.

Vive l’UDI : le centre et la droite de progrès !

 


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