L’impossible radicalisation des Républicains

De passage à Paris en mars 2016, j’ai souhaité consulter des ouvrages consacrés au Parti radical dit « Parti radical valoisien » en me rendant à la librairie la plus connue du quartier Saint-Michel : Gibert Jeune. Les rayons du libraire ne proposant que des livres consacrés à la gauche, la droite, l’extrême droite et le communisme, j’ai sollicité l’aide d’un préposé. Celui-ci, à son tour sollicita un poste informatique tout proche : selon l’inventaire, cinq ouvrages y étaient répertoriés mais tous étaient épuisés ou en rupture de stock.

partiradicalPlace de Valois, j’ai demandé à visiter les locaux du plus ancien parti politique français existant actuellement. Très gentiment on m’a montré la grande salle de réunion, occupée par un volontaire qui préparait une série de courriers. J’ai pu admirer une vitrine avec quelques souvenirs de la grandeur d’antan du parti : cartes du comité exécutif de 1928, 1944-45, le Bulletin d’information, la légion d’honneur d’Edgar Faure et quelques photos historiques.

Principale composante de l’UDI, le Parti radical continue de marquer sa différence avec les autres mouvements politiques français par son intégration dans un plus grand mouvement.

Quelques radicaux valoisiens, moi compris, étaient encore présents chez les Républicains aux côtés d’autres centristes jusqu’à très récemment. Rue de Vaugirard, chez les Républicains, j’avais pu interroger le Président du parti d’alors, Nicolas Sarkozy, sur la grande solitude des  radicaux chez les Républicains. J’ai demandé au Président de « parler davantage au centre, d’évoquer les valeurs chères aux radicaux » – La réponse fut bien en deçà de mes attentes. Le président du parti a conclu en disant qu’il ne « parlait pas au centre, ni à droite mais aux Français. »

twitter-funLe radicalisme est devenu au cours du temps un terme galvaudé. C’est aujourd’hui le synonyme d’extrémisme politique et idéologique, sans rapport aucun avec les partis politiques qui portent ce nom.

Cette définition lexicale prime d’ailleurs dans l’esprit des compatriotes. Nombreux sont ceux qui en ignorent la signification politique, un faux-ami comme l’est le terme libéral en France (droite pro-finances), aux Etats-Unis (gauchisme) ou au Canada (parti du centre-droit).

N’abandonnons pas cette notion politique aux oubliettes, clamons haut et fort notre attachement au radicalisme français.

« Qu’est ce que c’est que le radicalisme ? C’est essentiellement un état d’esprit ouvert, un état de libre examen, le refus du dogmatisme, le non enfermement dans l’a priori. En premier lieu, le radicalisme est une approche ! » – Edgar Faure, 13 octobre 1979, Congrès du Parti Radical.

Je reste donc fidèle aux valeurs du radicalisme et je continuerai de militer pour que celles-ci soient entendues par tous les Français.

Pour en savoir plus :

1 comment on L’impossible radicalisation des Républicains

  1. Ta recherche dans les librairies, autres organisations et dans les locaux du parti Valoisien montrent avec évidence la place des partis radicaux de droite ou de gauche.
    Autant que je le sache ils n’ont jamais pu faire bloc. Pourquoi ?
    Edgard Faure le dit très bien <>. Il rejette le popularisme, il en est à l’antipode. L’effort, la droiture, le sens de l’état, la vision du futur ne se vendent pas. On ne peut pas prétendre à la présidence de la République
    Suivez le tracé politique d’un Mendès-France ou d’un Edgard Faure (présidents du conseil dans les années 50). Vous ne trouverez aucun scandale, passe-droit et autre.
    Pour les socialistes à gauche et les républicains à droite ils ne seront toujours que des appoints à leur majorité. L’analyse de Nicolas Sarkozy le démontre avec éloquence.
    Continue dans ta lancée Marc Albert tu es dans le droit chemin.

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