Al Gore victime de la crise alimentaire mondiale

Devant la crise alimentaire qui préoccupe désormais le secrétaire général des Nations Unies à tel point qu’il qualifie l’événement de crise mondiale, on assiste aux Etats-Unis à une levée de bouclier contre une partie mouvement écologique et ses énergies biologiques.

Sachant que près de 30 % de la récolte américaine de maïs est destinée à la production d’éthanol grâce à un système de subventions fédérales, on accuse désormais ce circuit énergétique de contribuer à l’augmentation des prix des denrées céréalières. Notons que chaque litre d’éthanol produit requiert 2 kilos de maïs.

Devant cet état de fait, de nombreux intellectuels et scientifiques questionnent la validité d’un modèle d’énergies alternatives dérivé de la production agricole. Stigmatisant le chef de file de l’écologie de masse aux Etats-Unis, des économistes américains comme Benjamin Senauer et Ford Runge demandent à Al Gore de se distancer des énergies d’origine biologiques.

La crise planétaire pourrait aussi mettre en sourdine l’opposition scientifique et politique aux organismes génétiquement modifiés, c’est du moins ce qu’espèrent les grandes entreprises comme Monsanto, un revers inespéré pour ces entreprises souvent montrées du doigt par les groupes écologistes.

Sources : New York SunUSA TodayMarket Watch
Voir aussi : Al GoreBen Senauer

 

1 comment on Al Gore victime de la crise alimentaire mondiale

  1. D’une manière générale, les crises réelles font disparaitre ce qui peux être appelé les « bons sentiments » : les bio-carburants sont renouvelables (manger ou conduire, il faut choisir), le nucléaire est néfaste pour les générations futures (protégeons notre pouvoir d’achat et notre indépendance énergétique), protégeons le paysages (Alberta), etc… Les problèmes ne disparaissent pas cependant du jour en lendemain. Le développement raisonné des énergies alternatives dans le temps est une nécessite, qui devient, ce qui est nouveau rentable, car, au delà des subventions, notre développement basé sur une énergie fossile abondante et bon marché, est remise en cause. Mais qui dit bonnes affaires dit exagérations, spéculation, bulle financière : le développement de l’humanité n’a jamais été une ligne droite basée sur le bien être universel.

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